Colloque international "Désordre : politique, arts et société"

Désordre financier, climatique, social, politique, notre époque moderne semble faire du désordre une de ses constantes structurelles, omniprésente et virulente. Sous l’impulsion des crises, des guerres et des révolutions, les repères se brouillent et les modèles vacillent et c’est tout notre rapport au réel, au présent, à une certaine idée de la vérité qui se trouve bouleversé par l’irruption du désordre dans le quotidien. Le désordre revêt alors les habits du chaos, de l’anarchie, de la catastrophe. Le mot véhicule craintes et angoisses. C’est ainsi que le désordre se retrouve associé, selon Georges Balandier, à « une maladie du social qui tient l’individu et par extension la collectivité en état d’insécurité » (Georges Balandier, Le Désordre, 1988). Toute société lutte contre le désordre, pourtant aucune d’elle ne peut totalement l’éliminer, à l’exception des états totalitaires qui bâtissent leur pouvoir sur un ordre figé, un conformisme élémentaire et rude. La question centrale sera alors celle du rapport de nos sociétés modernes démocratiques aux expressions de désordre. Mouvements sociaux, mouvements contestataires, mouvements politiques ou religieux radicaux se multiplient malgré les immenses moyens de répression dont disposent les états pour lutter contre ces derniers. A travers l’analyse de mouvements de désordre spécifiques tels que des conflits ouvriers, des émeutes urbaines ou des manifestations de révolte de la jeunesse, il conviendra de voir comment les états ont réagi face au désordre et ont géré ces situations de conflits. Imprévisible et destructeur, le désordre peut se révéler exaltant et créateur, une source de renouveau qui libère une énergie féconde. Le désordre apparaît alors comme nécessaire, l’expression même d’une société vivante, en mouvement, qui palpite et respire au rythme des turbulences. Le désordre invite au débat d’idées et au renouvellement des modèles établis. Sans désordre, nul renouveau. Il en va de même pour la littérature, le cinéma et toutes les formes d’expression artistique qui auront une place privilégiée dans ce colloque. Si le désordre effraie le politique, il intrigue et inspire l’artiste qui voit dans la beauté du désordre une source inépuisable de création. Ainsi, ce colloque pluridisciplinaire sur le thème du désordre offrira un large espace de discussion et de réflexion sur les multiples facettes du désordre et questionnera les rapports étroits entre désordre, modernité, art et société.
Organisé par : Laetitia Langlois et Taïna Tuhkunen

Programme du colloque

 

 

Les inscriptions au colloque « Le désordre : politiques, arts et société » sont ouvertes jusqu'au 5 novembre 2017, minuit.
Un tarif préférentiel vous est offert jusqu’au 9 octobre 2017,  profitez-en au plus vite !

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 Le colloque international a pu être organisé grâce à l’aimable soutien de la Région des Pays de la Loire, d’Angers Loire Métropole, de l’Institut des Amériques, ainsi que du Conseil académique de l’Université d’Angers. Nous les en remercions.

Nous remercions particulièrement l'artiste Elisabeth Poiret    auteure de l'encre qui constitue l'illustration du colloque.

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Par Joëlle Vinciguerra@univ-angers.fr (joelle.vinciguerra @ univ-angers.fr)