Colloque "Politisations juvéniles"Politisations générationnelles, mobilisations sociales et constructions raciales (20e-21e siècles)

 

Politisations juvéniles

 

Le colloque international « De la jeunesse en Amérique. Politisations générationnelles, mobilisations sociales et constructions raciales (XXe – XXIe siècles) » a pour ambition de réunir une équipe de chercheur.e.s travaillant au croisement de trois problématiques qui n’ont pas été, à ce jour, pleinement confrontées. Il vise à réunir trois champs de recherche – l’étude des formes de politisation, l’analyse des mobilisations sociales et celle des processus de racialisation/ethnicisation – dont l’articulation reste encore trop incomplète pour devenir réellement féconde. Ce colloque propose, en conséquence, d’articuler ce triptyque à partir d’un objet spécifique, la catégorie « jeunesse », dans un espace précis, les Amériques, lesquelles ont été et demeurent en prise avec des problématiques comparables en la matière.
Le périmètre de ce colloque est celui d’un espace spécifique, relié et cohérent, certes marqué par les tensions et les rivalités mais aussi par les échanges, les emprunts, les migrations et les circulations [Compagnon, 2009]. Loin d’une vision réduite au seul américanisme, l’ambition de cette réunion est également d’insérer ces Amériques dans un espace plus vaste, dont les contours, variables selon les périodes et les acteurs, ont pu être occidentaux, voire planétaires, suivant les propositions de « l’histoire connectée » [Douki et Minard, 2007 ; Bertrand, 2010].

 

Un champ de recherche inédit

 

Ce colloque est l’une des réalisations du projet « Politisations juvéniles aux Amériques (XXe – XXIe siècles) : mobilisations sociales et constructions raciales » porté par Romain Robinet (TEMOS) et financé par la Commission recherche de l’Université d’Angers.
L’originalité du projet réside dans plusieurs aspects. Elle tient, en premier lieu, aux problématiques scientifiques maniées. Si l’étude de la politisation des jeunes est désormais un champ dont les jalons ont été posés, elle demeure un terrain de recherches extrêmement fécond. Et si le croisement entre politisation et mobilisation semble déjà consacré, les liens entre politisation, mobilisation et racialisation apparaissent extrêmement novateurs. Ils devront permettre d’éclairer de nouvelles recherches tout en alimentant le lexique des sciences sociales. La seconde originalité du projet est de systématiser ces questionnements à partir d’une aire culturelle spécifique, les Amériques, lesquelles apparaissent comme un laboratoire pour penser ces phénomènes.

 

Organisation :

 

Andrea Cabezas Vargas (3LAM), Yohann Le Moigne (3LAM), David Niget (TEMOS), Romain Robinet (TEMOS)

   

 

    Photo Hector Gallardo

 

                    Programme                  

 

Jeudi 12 mars

9h45.    Introduction


10h.
      Conférence inaugurale : écrire la jeunesse


Ludivine Bantigny (Université de Rouen/GRHIS-CHSP)
La jeunesse est plus « qu’un mot ». Générations, mobilisations, politisations : enjeux théoriques et historiques

 

10h30.   Les « années 1968 », années juvéniles

Coordination : Romain Robinet (Université d’Angers/TEMOS)

 

- Edenz Maurice (Mondes américains/CERMA)
L’Union des étudiants guyanais, un acteur méconnu des « années 1968 »

- Jean Baptiste Thomas (École polytechnique/CRLA-Archivos ITEM)
Perón et la « jeunesse merveilleuse ». Contestation de l’ordre social et      politique en usine dans l’Argentine des années 1970

- Romain Robinet (Université d’Angers/TEMOS)
L’encre et le sang : le moment 1968 dans l’histoire du Mexique

 

14h30.   La jeunesse, actrice des processus de racialisation

Coordination : Yohann Le Moigne (Université d’Angers/3LAM)

 

- Audrey Célestine (Université de Lille/CERAPS)
La Négritude en actes. Militantisme culturel et politisation en Martinique après la départementalisation

- Céline Planchou (Université Paris 13/Pléiade)
La jeunesse autochtone et le mouvement #NoDAPL : un discours anti-colonialiste?

- David Diallo (Université de Bordeaux/CLIMAS)
La musique rap : de pratique juvénile différenciée à bannière identitaire

 

Vendredi 13 mars

 

10h.    L’engagement des jeunes latino-américains par la voie du cinéma

Coordination : Andrea Cabezas Vargas (Université d’Angers/3LAM)

 

- Clément Puget (Université de Bordeaux/CLARE)
Mauvais souvenirs, soyez les bienvenus…Patricio Guzman, une jeunesse chilienne

- Olga Lobo Carballo (Université Grenoble Alpes/ILCEA4)
Juventudes de ayer y de hoy. Cine documental y acción política en Chile

- Mario Ranaletti (Université d’Angers/3LAM)
Los jóvenes « setentistas » en Argentina (1969-1976): entre la revolución y el desafío a la autoridad. Propuestas para un debate

 

14h.     Genre, jeunesse et politique : regards québécois

Coordination : David Niget (Université d’Angers/TEMOS)

 

- Louise Bienvenue (Université de Sherbrooke/CHRS)
Former des hommes qui n’ont pas peur de leurs émotions. La psychoéducation et la promotion de nouvelles normes de masculinité dans le Québec des années 1950-1990

- David Niget (Université d’Angers/TEMOS)
Une politisation des corps féminins ? Déviance juvénile et sexualité devant la Cour du Bien-Être social de Montréal (1945-1970)

- Daniel Poitras (Université de Toronto/IHAEF)
Les laissés pour compte du militantisme de la jeunesse au Québec : les femmes, les étudiants étrangers et les jeunes des classes populaires (1955-1968)

 

16h.     Débats et perspectives

 

Romain Robinet, Yohann Le Moigne, Andrea Cabezas Vargas, David Niget.

 

 

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