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Catherine LAUZE

Catherine LAUZE

LAUZE Catherine

Directrice : Mme Fortin-Tournès

Site de rattachement : Le Mans

Trouble dans le genre : des peintres préraphaélites aux modernistes du groupe de Bloomsbury

Depuis son origine et jusqu’à un passé très récent, le monde semble avoir été régi très majoritairement par les hommes, d’où une unilatéralité quasi totale de genre, une prévalence du masculin et une hétéronormativité de la société humaine. Il s’est opéré dans le même temps une hiérarchisation et une scission entre les deux genres, plaçant d’un côté le masculin sur un piédestal, et de l’autre, le féminin, comme une entité complémentaire, dépendante et soumise au premier. Cet androcentrisme quasi généralisé, devenu synonyme de patriarcat et d’hétérosexualité érigés en standard, semble avoir été longtemps accepté de tous, y compris des femmes qui s’en sont trouvées invisibilisées dans bien des domaines. 
Pourtant, nous sommes passés au détour du 20e siècle, d’un monde strictement genré à un certain trouble dans le genre – certaines personnes des deux sexes ont osé aller à l’encontre ou au-delà des préceptes que la société imposait à leur genre, puis à la germination d’un nouveau paradigme, avec l’émergence d’un genre non binaire voire androgyne.
Notre thèse s’intéresse à la concrétisation de ce phénomène dans l’histoire de l’art en général, et dans la peinture en particulier, en examinant plus spécifiquement deux mouvements artistiques à deux époques qui se suivent mais ne se ressemblent pas : la Confrérie préraphaélite à l’ère victorienne, et les modernistes de Bloomsbury à la période édouardienne, ce afin d’analyser la mouvance qui s’est opérée au détour du nouveau siècle. 

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