KRÖMER Cora (cora.kroemer @ gmail.com)

 

THÈSE : Crise de lecture : la lecture, une idée neuve à l'ère du numérique ? Le cas des ouvrages de fiction et de leurs commentaires en ligne.

 

Début le 07/11/2014

 

Sous la direction de Brigitte Ouvry-Vial et

du Prof. Hans-Jürgen Lüsebrink, Universität des Saarlandes

 

Contrat doctoral ministériel

 

Le développement des NTIC transforme les modalités de production, de circulation et de lecture de textes et met en cause les pratiques culturelles traditionnelles et l’apprentissage de la lecture. Ils font apparaître un fossé entre les « digital natives » et les lecteurs experts qui ont les deux compétences de lecture classique et numérique. L’histoire de la lecture documente pour les siècles précédents la question du « qui lit ? » et du « quoi ? » tandis qu’aujourd’hui une nouvelle compétence du savoir-lire numérique doit être développée et il semble judicieux d’étudier « pourquoi lit-on ? » et « comment lit-on ? ». Considérant le débat transculturel européen et nord-américain inquiet autour de l’avènement du numérique et de ses influences sur les pratiques culturelles comme point de départ, cette thèse étudiera à l’aide d’un corpus d’ouvrages de fiction (suscitant des nuages-critiques, reconnus par le prix Nobel de la littérature ou canonisés par l’université) les typologies des acteurs et des formes de la réception traditionnelle et en ligne, notamment les commentaires rédigés par des amateurs. Non seulement sera étudiée la réception, mais encore la production qui se trouve modifiée par le numérique, car celui-ci n’influence pas seulement la production littéraire en soi, mais crée de nouveaux espaces d’écriture. L’investigation de la réception en ligne proposera des éléments de réponses à la question de savoir si le numérique produit des modifications des usages en forme de rupture ou en forme de régénération de pratiques anciennes (salons littéraires, cabinets de lecture), quel mode de lecture est privilégié (papier ou numérique) et quel type de réception en ligne y correspond.